Accéder au contenu principal

La place de la personne Alibi dans le monde joyeux de la télévision

 

La personne « Alibi » a pour fonction de faire croire qu’une classe sociale est perméable, qu’elle est ouverte et que tout le monde peut passer d’une classe inférieure vers une classe supérieure. Il existerait une possibilité pour que les pauvres deviennent plus riches en s’élevant vers une classe sociale après avoir fait des études par exemple ou, pour prendre un exemple plus extrême, en devenant une star du showbiz ; en réalisant le rêve américain en quelque sorte… Nous allons voir que la réalité est tout autre !

 Il est difficile de faire tenir cette représentation des choses avec la manière dont fonctionne réellement voire plus justement la société qui comprend un nombre incroyable de mécanismes de protections de classes, en ce qui concerne les plus aisées pour empêcher le tout quidam de s’inviter dans une classe supérieure à moins que ? A moins que ce tout quidam remplisse une fonction latente ou tacite permettant aux personnes les mieux placées dans ladite classe sociale supérieures de trouver une compensation réelle ou tacite en laissant ce tout quidam faire partie des « leurs ».

Si l’on se réfère au cas de Jamel Debbouze, il est intéressant de constater que ce dernier a bien « réussi » dans le milieu du « showbiz » mais à quel prix ? D’une manière plus juste combien y’a-t-il de Debbouze à la télévision française ? Quelle est la part de magrébins ou d’africain du nord présent à la télévision française ? Il apparaît déjà plus que difficile de faire respecter la parité hommes/femmes dans le milieu audiovisuels, politiques, etc. Alors n’en soyons pas dupe, avant que la télévision reflète une image réel de ce que peut être la « société civile », il est fort à parier que cela ne sera jamais le cas ou en tout état de cause nous sommes bien loin de cette vision réaliste de ce à quoi ressemble « le monde » que nous croisons dans la rues, une monde fait de petits, de grands, de gros, de ronds, de beaux, de moches, et bêtes et de gens intelligents; de ce tout formant notre société et non, ce qui nous est donnés à voir sur le petit écran avec la majorité du temps, des gens entièrement beaux, entièrement refaits, entièrement parfaits, entièrement vendeurs de rêves, vendeurs d’un produit…

Il faut malheureusement accepter que le cas de Jamel Debbouze, ne fasse que de nous rendre apparent ce mécanisme de personne Alibi puisque monsieur Debbouze ne représente qu’une partie infime de la mixité interethnique qui devrait pourtant exister à la télévision française pour que celle-ci soit un reflet de la « société réelle ». Mr. Debbouze qu’il s’en défende, avait avant tout pour fonction de faire croire à l’ensemble de la population magrébines que la télévisions leurs ouvrirait leurs portes si par exemple, les humoristes de cette faction de la population s’en montrait digne tout comme monsieur Debbouze. Malheureusement, tout ceci est un leurre dont la seule fonction est d’offrir du rêve à la population d’Afrique du nord pour que ces derniers restent « scotchés » devant leurs postes de TV en se disant : « moi aussi un jour, je serais à la même place que Jamel et je réussirai ma vie aussi bien que celle de Jamel » … A vrai dire, ce raisonnement est tout à fait faux et, il n’est pas étonnant que c’est dans cet état de fait et en ayant conscience de la situation précitée que, Mr. Debbouze fut dans l’obligation de créer le « Jamel Comedy club » pour donner une chance à d’autres individus issus de l’immigration en France de pouvoir passer sur une plateau de TV pour montrer leurs qualités d’artistes, le plus souvent humoristes ; ces derniers ne pouvant de prime abord pas avoir accès à un plateau télé quelconque pour un simple délit de faciès.

Sans tomber dans des considérations telles que des théories de complots qui n’ont la bien souvent aucun sens et qui ne reposent sur presque rien ; il faut tout de même noter que dans le but d’avoir une vision « juste » de la manière dont fonctionne notre société « occidentale »; il est préférable de regarder le monde à la façon d’un SDF qui comprend parfaitement de quoi le monde des hommes est capable, à la différence d’un vision édulcorée et enfantine que vous pourriez revêtir en regardant la monde à la façon des « Bisounours » et qui ne vous mènera à rien…


Le monde c’est du sale et non une affaire de bambins

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Croissance sociétaire, histoire d'un suicide collectif annoncé

                 A voir ce que l’humanité s’offre comme image d’elle-même aux travers des journaux télévisés, des médias et de tout ce qui est porté à la vue de tous comme devant être le reflet du genre humain, il est question de se demander à quoi rime cette manie de présenter notre civilisation comme étant une chose des plus sales ayant jamais rongé le Monde contemporain ?             Ne serait-il pas plus juste de se questionner sur la raison profonde de cette façon de nous montrer sous des auspices de mauvaises espérances et, de nous demander pourquoi nous avons ce « besoin » de nous voir nous-mêmes comme le pire des virus ou une maladie encore plus mortelle que le cancer ? Pourquoi nous jetons nous la pierre si souvent sans qu’il y ait de véritable coupable de l’autre côté de la rive ? Pourquoi l’ethnie de l’autre bord de cette rivière est forcément, la sale, la brutale, la méchante « Russie communiste » pour reprendre cette figure rhétorique, justificatif tout trouvé pour exp

Paradoxe de représentations des réseaux sociaux

  Nous entendons dire communément que les réseaux sociaux sont la cause de manipulations de grandes envergures pouvant aller jusqu’à l’institution ou la défaite de l’une ou l’autre figure politique. Pourtant, il semble que le tout quidam ait du mal à croire dans la véracité de ce genre de propos. Nous pensons que ce doute émis quant à la possibilité des réseaux sociaux de pouvoir avoir une si grande influence dans l’un ou l’autre évènements, doit résider à la fois dans un paradoxe entre la culture du doute et du complotisme, propre aux individus qui n’ont pas le niveau d’éducation nécessaire pour remettre en question la véracité de ce qu’on leurs offre comme du « tout cuit » et, dans le pouvoir des gouvernements ou des groupuscules qui disposent des fonds nécessaires pour avoir une influence « réelle et prépondérante » sur ces dit réseaux, dont le faisceaux d’actions est bien plus profondes que les « gamineries » que l’on peut trouver sur ce genre de réseaux. Point de vue de l’in