Accéder au contenu principal

De le nécéssité ou non de croire en Dieu

 

L’individu arrivant sur cette planète Terre sans mode d’emploi, ce dernier ne pourra se référer qu’à une somme de croyances, d’expériences du « village » nécessaire pour assurer sa bonne croissance tant identitaire que physique ; histoire de donner du sens à sa vie, puisqu’il faut bien l’admettre, personne ne sut jamais comment ni pourquoi nous sommes arrivés en ces lieux dans une vie que nous n’avons pas choisie.

Il en est parmi nous qui sont amenés à traverser moult épreuves pour réussir à vivre voir même à survivre sur notre planète. A vrai dire, nous sommes tous égalitaires face à la mort mais la difficulté de la vie des uns n’est pas forcément aussi ardue que la vie des autres. Cependant, nous pensons qu’aucune vie n’est simple par essence et que si pour certains le fait de traverser l’océan n’est pas un problème, pour d’autres, le fait de devoir franchir une rivière peut devenir aussi compliqué que de devoir affronter des cyclones ou des torrents.

 Nous ne sommes pas faits et armés de la même manière, ce qui peut d’une certaine façon renvoyer à la « nécessité » de croire en quelque chose de supérieure pour supporter la vie, sans parler des tenants et des aboutissants culturels qui peuvent tout à fait transcender ce « besoin » de croire pour en faire purement et simplement une « obligation » pour accepter sa place dans la vie ou plus largement dans une communauté.

Pour certains Athées, le fait de croire en Dieu semble relever d’une sorte de faiblesse ou de malédiction de l’esprit puisque se référer à l’inconnu pour comprendre la vie ne semble pas cohérent au regard de ce que peut nous apporter la science. D’une certaine façon, il semble que pour les athées, le fait de croire en Dieu ou en l’existence de quelque chose de supérieure qui dépasserait la simplicité de l’homme serait une erreur en soit. D’un autre côté, ne serait-il pas une erreur de ne pas laisser les gens croire en ce qu’ils souhaitent, du moment que cela ne bouscule ou n’entrave pas la liberté de ceux qui ont fait le choix de ne pas croire en Dieu car, la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres et encore plus dans une société qui n’est nullement égalitaire.

Il est à noter qu’il serait peut-être intéressant de faire une comparaison entre le niveau d’éducation des parents de l’Athée ainsi que de la classe sociale dont ils ressortent pour peut-être mettre à jour le fait que lorsqu’on passe sa journée à travailler pour manger et uniquement pour ce faire, la croyance en Dieu ou un être supérieur devient alors une « nécessité » compréhensible au regard de la difficulté de la vie que nous prenons pour exemple. En somme, le Dieu des pauvres serait l’absence de dieux pour l’Athée qui pourrait être mieux loti que de devoir se battre pour sa survie. Existe-t-il une relation entre élitisme et athéisme ?

Toutefois, croire ou non en Dieu ou à une entité supérieure n’est pas forcément corollaire avec le besoin « d’obéir » aux préceptes des religions. Si nous considérons que la religion est en quelque sorte une forme de « gestion des ressources humaines », rien n’empêche dans la mesure du possible un individu « d’assumer » sa croyance en Dieu tout en ne se sentant pas dans l’obligation de pratiquer une religion. Ce que nous pourrions tout à fait appeler des croyants non pratiquants. Nous pouvons toujours laisser ceci à la religion qu’elle à un pouvoir de structuration pour l’identité de l’individu qui nous l’espérons, dépasse dans une large mesure les dérives bien connues de ce type de dogmes comme, l’extrémisme religieux, la privation de liberté pour l’individu, la soumission non consentie, la corruption, la pédophilie, les guerres de religions, etc.

L’Agnosticisme que nous pouvons définir comme une forme transitoire entre le fait de croire ou de ne pas croire en Dieu, tout comme le fait de ne pas vouloir trancher cette question de l’existence ou non du Divin, permet à notre sens, une « moralité » de jugements des choix religieux des autres dans une sorte de logique de ce type : « chacun fait ce qu’il veut puisque personne n’a de réponse et de preuve définitive quant à l’existence ou non d’une entité supérieure, que cette dernière soit nommée par le terme de Dieu ou un équivalent ». L’Agnosticisme nous semble être une position médiane entre d’un côté, les croyants et à l’autre bout les Athées.

Pour nous résumer, il nous semble que pour beaucoup et d’une façon fort légitime, croire en Dieu relève d’une forme de nécessité existentielle au regard de la difficulté de la vie que pense pouvoir dépasser l’Athée grâce à la science ; question à laquelle refuse de répondre l’Agnostique, qui estime que la « vérité » sur le fait de croire ou non en l’existence d’un être supérieur relève d’une liberté de choix et de cultes.

Il n’est pas plus simple de croire que de ne pas croire en Dieu, la vie est avant tout une question de choix.

 


 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Croissance sociétaire, histoire d'un suicide collectif annoncé

                 A voir ce que l’humanité s’offre comme image d’elle-même aux travers des journaux télévisés, des médias et de tout ce qui est porté à la vue de tous comme devant être le reflet du genre humain, il est question de se demander à quoi rime cette manie de présenter notre civilisation comme étant une chose des plus sales ayant jamais rongé le Monde contemporain ?             Ne serait-il pas plus juste de se questionner sur la raison profonde de cette façon de nous montrer sous des auspices de mauvaises espérances et, de nous demander pourquoi nous avons ce « besoin » de nous voir nous-mêmes comme le pire des virus ou une maladie encore plus mortelle que le cancer ? Pourquoi nous jetons nous la pierre si souvent sans qu’il y ait de véritable coupable de l’autre côté de la rive ? Pourquoi l’ethnie de l’autre bord de cette rivière est forcément, la sale, la brutale, la méchante « Russie communiste » pour reprendre cette figure rhétorique, justificatif tout trouvé pour exp

La télé réalité et le sadisme de classe

       La télé-réalité tels que nous la connaissons aujourd’hui reflète encore moins qu’hier, ce que nous pourrions qualifier du fonctionnement « véridique » d’un groupe social. De plus, ce genre d’émission semble à présent tournée vers la mise en ridicule des « acteurs » qu’elle comporte et cette dernière ne rempli plus que la fonction d’une « institution » contre-productive de la lutte des classes.             Bien que ce courant télévisuel soit des plus scénarisés et que les « acteurs » de ce type d’émission soient mis dans l’obligation de se comporter de tels ou tels manière au risque d’être évincé du « show », il n’en demeure pas moins que le comportement demandé aux belligérants peut être compris sous la forme d’un « sadisme de classe ». En effet, l’exhibition des classes inférieures et moins instruites dans cette pseudo institution télévisuelle, ne fait que de justifier à contrario la position dominante des détenteurs de médias appartenant quant à eux aux classes supérieures